Les paysans français à la veille de la Révolution : un petit briefing simple de vocabulaire

En 1789, à la veille de la Révolution, les paysans sont très nombreux dans le Royaume de France sans doute autour de 80 % de la population. Or les paysans représentent la catégorie la plus nombreuse qui forme le « Tiers État » dans cette « société d’Ordres » qu’est la France de l’Ancien Régime et qui est symbolisée par cette caricature.

Une célèbre caricature montrant le Tiers Etat portant sur son dos la noblesse et le clergé (Musée Carnavalet ici

On y voit un vieux paysan maigre et courbé appuyé sur sa houe portant sur son dos les deux autres Ordres : le Clergé devant et la Noblesse derrière (le noble porte un chapeau et une épée qui sont à la veille de la Révolution des attributs que seuls les nobles ont le droit de porter). L’idée suggérée est que les paysans paient l’essentiel des impôts dans cette France d’Ancien Régime : la dîme au clergé, la taille et la capitation aux Fermiers généraux qui récoltent les taxes pour le roi ; des redevances au seigneur local qui est un noble (quand on utilise son moulin ou son four ce qu’on appelle « banalités »), la gabelle taxe sur le sel qui existe dans certaines régions.

Qu’est-ce qu’un paysan ?

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Comment se présentent concrètement les frontières d’aujourd’hui ?

Un article très descriptif et qui renvoie à d’autres articles qui sont des études de cas sur mon blog Amnistiegenerale.

Avant d’entrer dans des réflexions plus théoriques, il existe pour moi 2 grands types de frontières : les frontières maritimes et les frontières terrestres. Les premières sont simples, visibles et a priori faciles à protéger. Les secondes offrent des aspects très différents dans leur tracé et leur visibilité.

Un exemple de frontières en suspens, rectiligne
poste-frontière de Guerguerat au Sahara Occidental sur la route nationale 1 au passage en Mauritanie

Il est aujourd’hui souvent possible de se rendre compte de la manière dont se présente une frontière en se « promenant » grâce à Google maps

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L’esprit des Lumières, l’essor de l’esprit scientifique et de la rationalité : quelques jalons sur les Temps modernes

Les « Temps modernes » XVIe-XVIII e siècle sont marqués par l’expansion de certaines puissances européennes (Espagne et Portugal au XVI e siècle ; Provinces Unies –c’est-à-dire actuels Pays Bas- au XVIIe s, France et Angleterre au XVIIIe siècle).

La 2e édition de l’esprit des lois de Montesquieu, publiée à Amsterdam en 1749 (la première est parue à Genève en 1748)

C’est l’époque dite des « Grandes Découvertes » qui vont aboutir à la mise en place de routes commerciales maritimes contrôlées par les Européens (alors qu’auparavant les routes commerciales étaient terrestres et contrôlées par des peuples nomades – Sahara, Asie centrale-).

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Des frontières en suspens ?

Un petit article juste descriptif pour évoquer quelques endroits où les frontières ne sont pas fixées juridiquement d’une manière reconnue par tous les acteurs des relations internationales et pour renvoyer à d’autres articles notamment celui ci : Les missions de l’ONU actuellement en cours : un petit briefing

Les principales frontières en suspend

On signalera :

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Les ports militaires français de 1789 à aujourd’hui : petit décryptage

Un article pour évoquer les 4 ports militaires français à la veille de la Révolution : Brest, Rochefort, Toulon et Cherbourg et préciser leur destin aujourd’hui. L’idée est de faire le lien entre le programme d’histoire (rôle de ces ports avant et pendant la Révolution), celui de géographie (notamment l’essor spectaculaire du tourisme patrimonial lié au patrimoine industriel), de géopolitique (la dissuasion nucléaire française) et d’évoquer certaines formations spécifiques (École Navale et École des Mousses…) qui peuvent donner des idées d’études et de métiers à des lycéens.

Depuis quand disposons-nous d’une marine de guerre française ?

Première remarque : la création d’une marine royale française remonte au règne de Louis XIII d’abord à l’initiative de Richelieu (qui a compris l‘importance de pouvoir disposer d’une flotte de guerre à l’occasion du Grand Siège de La Rochelle en 1627-1628 mais qui meurt en 1642 avant d’avoir réellement pu faire quelque chose) mais ne prend vraiment de l’importance que sous le règne de Louis XIV à l’initiative de son ministre Colbert. (On pourra aussi lire l’article sur la marine de guerre russe qui est plus récente et remonte au tsar Pierre-le-Grand au début du XVIIIe siècle La marine de guerre russe, de Pierre-le-Grand à aujourd’hui : un élément important de la puissance russe ?

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Les possessions françaises hors d’Europe en 1789

La France à la veille de la Révolution française est un pays esclavagiste qui dispose d' »îles à sucre » (dans les Antilles et dans l’océan Indien), de comptoirs à esclaves sur la côte d’Afrique (Sénégal,), de comptoirs aux Indes (dont Pondichéry).

CLG 2021

La France a récemment perdu ses possessions d’Amérique du Nord au traité de Paris de 1763 qui met fin à la Guerre de Sept Ans à l’exception des 2 petites îles de Saint-Pierre-et-Miquelon (toujours françaises aujourd’hui) qui se situent au Sud de l’île de Terre Neuve.

Le Québec revient aux Anglais et la Louisiane (où l’on avait des villes dont les noms témoignent de leur fondation par des Français : Saint-Louis sur le Mississippi et LA Nouvelle-Orléans à l’embouchure du Mississippi) revient provisoirement aux Espagnols

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La France en 1789 : un petit repérage du territoire

J’ai souhaité ici proposer une carte assez simple du territoire français en 1789. Malheureusement je n’ai trouvé pour cela que ce fond de carte imparfait de Wikipédia (ici). J’aurais aimé que les numéros des 34 provinces de la France d’Ancien-Régime en soient absents et qu’à l’inverse nos grands fleuves français (Seine, Loire, Garonne, Rhône, Rhin et quelques affluents – Moselle, Saône, Dordogne, Allier -) permettent de repérer l’emplacement des principales villes du royaume à l’époque dont certaines sont devenues aujourd’hui nos grandes métropoles.

Une carte simplifiée (cLG 2021)

Effectivement il est important et intéressant de comprendre comment est organisé ce territoire à la veille de la Révolution.

La France de l’époque a une superficie d’environ 525 000 km² (contre environ 550 000 km² aujourd’hui) et compte presque 28 millions d’habitants principalement des ruraux. Mais il est important de bien visualiser les villes importantes de l’époque qui sont généralement de taille réduite et ne présentent pas d’agglomération comme aujourd’hui, souvent juste un faubourg.

On a des circonscriptions de taille et de forme très différentes avec des noms parfois encore très connus aujourd’hui (car ce sont les noms de certaines de nos 22 anciennes régions (Bretagne, Bourgogne) et/ou de nos 13 nouvelles-régions depuis 2015 (Normandie, Aquitaine) et d’autres totalement oubliés sauf pour les Français qui habitent dans la région (comme le Berry, le Bourbonnais, la Marche ou l’Aunis).

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Comment s’approprier un fond de carte simple ?

L’idée est ici de proposer une méthode rapide qui permet à un lycéen de se repérer rapidement sur un fond de carte représentant un État ou une région en partant de l’idée qu’on lui a fourni ce fond de carte. (On verra dans un autre article comment fabriquer son propre fond de carte).

Un bout de papier avec des traits et des points pour colorier ?

Un fond de carte apparaît pour un petit enfant qui n’a jamais fait de géographie et ne sait pas lire simplement comme un papier avec des traits noirs et des points dont il peut se servir pour colorier en le prenant dans n’importe quel sens. J’en ai fait l’expérience en salle des professeurs certains mercredis avec des enfants de collègues qui attendaient leurs parents et à qui j’avais prêté mes crayons, mes feutres et donné un fond de carte ! J’ai eu des œuvres d’art brut mais pas de la cartographie !

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