Cette partie du programme de spécialité aborde une thématique qui auparavant n’avait jamais été traitée dans nos programmes en histoire-géographie et vient de la réflexion de chercheurs américains sur les conséquences de la transformation de nos sociétés du fait de l’essor d’Internet qui permet de diffuser beaucoup plus rapidement et massivement des connaissances et sur l’enjeu que représente la maîtrise de la connaissance tant pour les individus (qui disposent alors d’atouts qui leur permettent de monnayer leurs connaissances pour s’offrir une vie meilleure) que pour les grands États (qui peuvent accroître leur puissance économique et leur poids géopolitique).
Plus largement le programme entend réfléchir sur la manière dont les connaissances (générales mais notamment scientifiques) se sont transformées à partir de la Renaissance et comment elles se sont diffusées (axe 1) et les conséquences économiques et politiques sur le monde d’aujourd’hui (axe 2) :
Chronologiquement on peut identifier 3 points de rupture :
- La Renaissance ébranle (mais ne supprime pas pour autant) le système de transmission du savoir des universités médiévales (ex. La Sorbonne, Oxford et Cambridge) et voit des sociétés savantes se multiplier (ex. la Royal Society, l’Académie des Sciences) mais la transmission de connaissances reste limitée à certaines régions d’Europe alphabétisées précocement, aux milieux aisés et principalement masculins (ex. parcours de Vésale ou de Newton) et c’est une transmission surtout verticale du maître à l’élève qui passe de plus en plus par l’écrit.

