Un Hypokhâgneux n’a que 2 h de géographie par semaine et est amené à préparer en 2 ans une épreuve écrite de géographie de 5 h (dissertation) portant soit sur une question de géographie générale, soit sur une question de géographie régionale).
Mais c’est aussi un étudiant qui peut se retrouver à devoir étudier par la suite à l’Université en L3 (puisqu’il cumule a priori 120 ECTS s’il a bien travaillé en CPGE) sans avoir eu les cours de démarrage qui sont une véritable introduction disciplinaire et expliquent un minimum les préoccupations du monde universitaire (tourné vers l’enseignement et la recherche). D’où ces quelques éléments assez simples.
Pourquoi faire de l’épistémologie quand on arrive dans l’enseignement supérieur (qui est le monde de l’enseignement et de la recherche) ?
La réflexion sur une discipline scientifique porte un nom : épistémologie. C’est une approche qu’on fait d’habitude en cours de philosophie (en Terminale et après le Bac). L’épistémologie est « l’étude critique des sciences et de la connaissance scientifique ».
Si on prend une image, nous étions jusqu’alors comme Monsieur Jourdain dans le Bourgeois gentilhomme de Molière, qui fait de la prose sans le savoir. Jusqu’à présent nous avions fait de l’histoire, de la géographie sans le savoir et sans réfléchir à ce que nous faisions.
Ce n’est pas un hasard si c’est le « Maître de philosophie » qui met le doigt sur ce point. Parce qu’effectivement la philosophie a cette capacité à se poser de grandes questions à la fois sur qui nous sommes et ce que nous faisons !
Lire la suite « Une petite introduction à la géographie pour Hypokhâgneux : un peu d’épistémologie et d’histoire de la géographie »