La Charente est un fleuve côtier de 345 km de long qui prend sa source dans l’Ouest du Massif central (à seulement 295 m d’altitude) et se jette dans l’Atlantique en aval de l’ancien port militaire de Rochefort. Il a donné son nom aux deux départements français qu’il traverse : la Charente (préfecture Angoulême) et la Charente maritime (préfecture La Rochelle).
Le nouveau découpage régional français intervenu en 2016 a remplacé nos 22 régions métropolitaines par 13 grandes régions et la région Poitou-Charentes a donc disparu, intégrée dans une grande région Nouvelle-Aquitaine qui regroupe l’Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes soit 12 départements et en fait la plus vaste région métropolitaine (un peu moins 84 000 km², c’est la taille de l’Autriche) mais pas la plus peuplée (6 millions contre environ 12 millions pour l’Ile-de-France).
Pour autant l’académie de Poitiers n’a pas disparu. Avec sa vieille Université (1431), elle demeure l’horizon principal des lycéens et étudiants des 4 départements (Vienne, Deux-Sèvres, Charente-Maritime et Charente (même si ceux du Sud des Charentes sont davantage tournés vers Bordeaux que vers Poitiers).
Le géographe qui travaille sur la France est amené à analyser des quantités de données qui proviennent de gens beaucoup plus spécialisés que lui dans un domaine précis (des données démographiques -celles de l’INED par exemple-, des données économiques -celles de l’INSEE par exemple-, celles du Ministère de l’ agriculture -le RGA : le Recensement général agricole… ou d’autres de différents sites officiels. Avec l’information on a désormais une surenchère de données chiffrées. Mais dans notre démarche de géographe, elles ne représente qu’un élément et par conséquent nous passons du temps à les trier, les mettre en tableau, les traiter modestement en faisant de petits calculs, des graphiques et des cartes. En voici un exemple :
Car le géographe se retrouve entouré de couleurs, de sigles, d’unités… bref s’il veut analyser efficacement un phénomène et ensuite l’analyser dans un exposé à l’écrit ou l’oral, il a tout intérêt à savoir fabriquer ces propres documents (tableaux, graphiques et cartes) à partir des données récupérées. Il lui faut pour cela a priori simplement Word, Excel et Powerpoint.
Après l’article sur Belfort, j’ai choisi de zoomer sur une localité qui se trouve à une dizaine de kilomètres au Sud (Sevenans) près de laquelle se trouve à la fois la nouvelle gare TGV Belfort-Montbéliard (2011), le nouvel hôpital qui s’appelle dans le jargon HNFC (Hôpital Nord Franche-Comté) et depuis 2017 remplace les 2 hôpitaux de Belfort et Montbéliard. On y trouve aussi un parc d’activité au nom très branché : La Jonxion et un des campus de l’UTBM (Université Technologique de Belfort-Montbéliard !
Un nouvel article très scolaire concernant un grand classique du commentaire de cartes qui permet de brasser de thèmes importants notamment celui du nucléaire et de son impact sur la démographie et l’économie d’une petite régionet des transformations de ce secteur.
La carte topographique de Belfort est tout à fait intéressante pour découvrir l’évolution d’une ville industrielle située dans une région industrielle (Montbéliard-Sochaux, Mulhouse, Strasbourg) et transfrontalière (proximité de Bâle) qui doit aujourd’hui trouver les moyens de se moderniser et se restructurer.
Le centre de Belfort (commune d’un peu plus de 45 000 habitants avcc sa citadelle et ses emprises militaires et son immense zone industrielle au Nord-ouest où est le berceau d’ALSTOM (aujourd’hui à la fois ALSTOM et GE)L’hétérogénéité du bâti dans la zone industrielle de Belfort : bâtiments anciens (peinture blanche et briques, de grands hangars au fond, de nouveaux espaces de travail modernes (on voit le logo GE comme Général Electric)
Cette région est en position de carrefour contrôlant historiquement le passage du bassin hydrographique du Rhône et de la Saône à celui du Rhin au niveau du seuil de Bourgogne entre les Vosges au Nord et le Jura au Sud.
Quand on fait du commentaire de carte sur la France, on rencontre différents types de canaux, de différentes tailles : canaux d’irrigation (principalement dans des régions méditerranéennes), canaux de drainage (dans des régions de marais), canaux de circulation d’autrefois (soit abandonnés, soit à vocation touristique), canaux de circulation d’aujourd’hui (à grand gabarit).
Cette photo prise en plein mois d’août montre à droite notre plus grand canal d’irrigation construit (celui du Bas-Rhône Languedoc) à la fin des années 1950 et qui fait 73 km de long qui amène de l’eau d’irrigation et pour les usages domestiques et industriels depuis le Rhône (en amont d’Arles) presque jusqu’à Montpellier (géré par un groupe inconnu BRL) et à gauche notre plus grande usine fabrican des bouteilles en verre notamment pour (Périer) d’un groupinconnu OI (Owens Illinois)
Prenons quelques exemples en regardant la capture de Géoportail et la photo correspondante. Je renverrai aussi à des articles précédents.
En 2001, la Somme, ce fleuve côtier qui coule dans le Nord de la France à travers le département éponyme et passe à Amiens a connu au printemps une crue aux conséquences catastrophiques.
Les maisons les pieds dans l’eau près d’Abbeville)
Plus encore, une rumeur a été lancée selon laquelle la crue aurait été aggravée parce qu’on aurait détourné les eaux du bassin-versant de la Seine pour ne pas laisser inonder Paris en utilisant pour cela le canal du Nord !