Andorre, la frontière franco-espagnole et le commentaire de cartes

Andorre est un petit État indépendant situé dans les Pyrénées à la frontière entre la France et l’Espagne : sa superficie est de 470 km² pour une population d’environ 80 000 habitants. Il n’est pas dans l’Union Européenne, utilise néanmoins l’euro et vit de sa situation sur la frontière (zone de commerce détaxée). Il possède également une station de ski ( Pas-de-la-Case près de la frontière française) qui est accessible depuis Toulouse et Perpignan.

A la sortie d’Andorre (cliché pris en octobre 2021)
Le poste-frontière vers Andorre

Entré à l’ONU en 1993, cette petite principauté existe depuis le XIIIe siècle avec deux co-princes : un co-prince laïc qui est aujourd’hui le Président de la République française (au Moyen Âge c’était le comte de Foix) et un co-prince religieux qui est l’évêque d’Urgell (ville qui se trouve en Catalogne).

La ville principale est Andorre-la -Vieille.

Un tunnel à péage, ouvert en 2002 (à 2000 m d’altitude, de 2800 m de long, à 1 seul tube à 2 voies) : le tunnel d’Envalira permet d’éviter le col du même nom à 2 408 m) et de rejoindre Andorra-la-Vieille puis de passer en Espagne.

Effectivement la route a été améliorée sur l’axe européen E9 Orléans-Toulouse-Barcelone par la réalisation de 2 tunnels l’un côté espagnol de 5000 m situé à 1200 m d’altitude, le tunnel de Cadi inauguré en 1984 et l’autre côté français, celui de Puymorens (situé à 1500 m d’altitude de 4800 m et inauguré en 1996).

La station de ski d’Arinsal

Attention, à cet endroit, l’axe E9 n’est pas une autoroute mais une très belle route moderne (chaussées parfaite, barrières de sécurité) à 2 voies telle qu’il en existe tant en Europe aujourd’hui y compris dans les régions montagneuses.

Par conséquent c’était vital pour Andorre d’améliorer son accessibilité pour demeurer également une voie de transit moderne vers Lérida et le bassin de l’Ebre pour continuer à prospérer.

Trop de chiffres (et surtout des %) et trop de noms de lieux : les travers des économistes et des journalistes?

Le monde d’aujourd’hui nous propose des chiffres en permanence, sur toutes sortes de choses et, comme nous vivons dans un monde où il a plus de 8 milliards d’habitants, ce sont des chiffres très élevés et pas faciles à mémoriser si on ne les arrondit pas et qu’on ne les indique pas dans une unité facilement mémorisable et qu’on ne peut confondre (comme le million ou le milliard).

Voilà pourquoi souvent, à la place les journalistes nous proposent des % (au moins il ne peuvent être compris qu’entre 0 et 100 % quand on prend la part d’un phénomène) : « Le Vietnam représente 17 % de la production de café dans le monde » (Mais est-ce beaucoup ou pas beaucoup ???)

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Sommaire méthodologie étude critique de document en histoire (lycée)

Voici quelques articles sur cet exercice scolaire (qui n’a pas tant changé en 20 ans). Ce sont à la fois des conseils de méthode et des exercices corrigés (et parfois commentés). On le trouve sur ce blog, sur mon autre blog (Amnistiegenerale) et sur celui de l’APHG Poitou-Charentes

Un peu de méthodologie sur l’analyse critique de document : l’exemple d’une analyse de caricature sur la conférence de Berlin de 1885

La carte de Châteauroux : sujet ENS Lyon 2023

Quelques remarques et illustrations sur le sujet de rechange proposé au concours 2023 (en remplacement de la carte de Bar-le-Duc -sujet ouvert par erreur- qui présentait un peu la même tonalité) : une petite ville, un peu de périurbanisation, une agriculture moderne dans un pays d’openfield modernisé, un grand axe de circulation qui permet le transit, quelques activités touristiques rurales, modestes.

Un « truc bizarre » : un très gros lotissement en rase campagne avec 2 parties très distinctes… voilà un élément très atypique qui attire l’attention sur la carte de Châteauroux : la périurbanisation en France n’a d’habitude pas cette allure !
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La montagne Pelée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et le commentaire de cartes

Le 18 septembre 2023 a été annoncé le classement d’un nouveau bien UNESCO pour la France ( 42 biens culturels ; 7 biens naturels ; 1 bien mixte) (voir l’article L’UNESCO et le patrimoine  mondial)

Présents sur près de 14 000 hectares, les Volcans et Forêts de la Montagne Pelée et des Pitons du Nord de la Martinique, sont les témoins précieux de l’histoire volcanologique de la planète et les gardiens d’une diversité biologique, parmi les plus importantes pour la conservation à l’échelle mondiale.

Volcan iconique, la Montagne Pelée témoigne d’un évènement majeur dans l’histoire de la volcanologie, l’éruption du 8 mai 1902, une référence mondiale pour l’étude des sciences de la terre.

Les pitons du Nord quant à eux, forment une expression remarquable d’un phénomène géologique très rare au niveau mondial.

Ces aires volcaniques hébergent le continuum forestier le plus diversifié et le mieux conservé des Petites Antilles, allant du littoral jusqu’aux sommets, intégrant des exemples de forêts humides très anciennes. La surface du bien regroupe tous les types forestiers des petites Antilles et abrite une flore et une faune exceptionnelles, avec de nombreuses espèces endémiques impliquant une responsabilité de conservation au niveau mondial.

Vienne (Isère) et le commentaire de cartes : repérage

La petite ville de Vienne (environ 30 000 habitants), installée sur la rive gauche du Rhône, présente un exemple intéressant d’une ville étape incontournable sur un axe de circulation majeur qui a vu se concentrer axe fluvial (Rhône), route (N7), autoroute (A7 obligée de traverser deux fois le Rhône à cet endroit, 2 voies ferrées (une sur chaque rive la principale sur la rive gauche) mais est aujourd’hui court-circuitée par la ligne TGV qui passe plus à l’Est car elle est trop proche de Lyon pour prévoir une escale et le site trop difficile pour faire passer une nouvelle voie.

La situation de Vienne, sous préfecture de l’Isère mais beaucoup plus proche de Lyon que de Grenoble

On est là dans une grande région urbaine à l’échelle française très bien irriguée par des autoroutes, 4 voies, voies ferrées et avec une tradition industrielle importante notamment la chimie en aval de Lyon (et antérieurement une tradition textile très importante liée à la soie).

Le site de Vienne, un site important dès l’époque gallo-romaine, sur la rive gauche du Rhône à un emplacement où la vallée se resserre
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Un petit exposé oral sur les transports urbains dans une métropole

L’étude de cas est, en géographie, un excellent exercice pour tenter de comprendre une réalité de terrain complexe. Pour un élève de Secondaire ou un étudiant débutant (Hypokhâgneux) il est beaucoup plus simple et pédagogique de comprendre sur une étude de cas l’analyse systémique du géographe qui montre l’intrication de certains phénomènes naturels, économiques, anthropologique, sociologiques et change d’échelle pour mieux comprendre le système (en zoomant et dézoomant) mais aussi remonte dans le passé jusqu’à une date (différente selon les cas de figures) pour comprendre la genèse d’un processus.

Un exemple : les transports urbains à Luanda

Un élève ou étudiant de 2023 croit qu’il faut commencer par faire ceci sur un moteur de recherche (par exemple Google) pour travailler sur un tel exercice ce qui n’est pas la bonne méthode… surtout sur un sujet où l’on ne trouvera rien de synthétique parce qu’en géographie on a très peu d’articles synthétiques à ce niveau (c’est à la fois décevant et très bien puisque pour l’instant une IA comme ChaGPT ne sait pas encore faire un exposé de géographie correct alors qu’il sait déjà très bien faire autrechose (voir l’article Une rentrée sous la menace de ChatGPT ?).

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La forêt de Brocéliande, les forges de Paimpont, Coëtquidan : quelques pistes pour le commentaire de cartes

La Bretagne fait partie des régions très peu boisées de France et la seule région où l’on trouve un couvert végétal important est la région de la « forêt de Brocéliande » à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Rennes.

Site officiel du tourisme en Bretagne ici

Ce nom n’est pourtant pas présent dans les toponymes anciens puisque c’est le nom d’une forêt mythique et enchantée dont il est question dans les légendes du cycle arthurien et dont on ignore donc la localisation. Le mot Brocéliande n’est donc présent que depuis peu sur la carte topographique IGN (c’est à la fois le nom d’un GR -sentier de grande randonnée- marqué en rose dans la forêt de Paimpont et celui d’une cité scolaire -collège lycée avec internat située près du camp de Coëtquidan sur la commune de Beignon et c’est tout !

Être attentif aux toponymes et à leur transformation

L’apprenti géographe doit être vigilant dans ce monde de communication actuel marqué par l’essor d’Internet quand il désigne des lieux par un nom car les noms du passé (avant l’essor d’un nouveau tourisme qui se prétend plus durable, respectueux de l’environnement, veut récupérer un passé mythique) et du présent (qui invente continuellement de nouveaux noms et sigles) (voir l’article Noms de lieux et d’institutions : originaux et contre-façons ? Une réflexion de géographe).

Un grand massif peuplé sur ses marges : forêt, lande, zones humides

La « forêt de Brocéliande » constitue un petit territoire intéressant à découvrir en commentaire de cartes notamment quand on est un (Hypo)khâgneux qui prépare « Saint-Cyr ! » : on découvre en effet en commentaire des cartes des réalités économiques, culturelles, historiques, sociales parfois tout à fait nouvelles et intéressantes quand on zoome sur des petits bouts de cartes topographiques de 10 km sur 15 km.

Une carte de Wikipédia à améliorer (échelle etc…

A cette échelle la géographie devient à la fois très concrète et permet de comprendre qu’il faut changer d’échelle et ancrer les connaissances dans le temps pour que cela devienne vraiment pertinent et que l’exercice ne soit pas seulement un exercice scolaire permettant d’avoir une « bonne note ».

De la forêt en Bretagne ? Vraiment ?

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