Comment nos villes moyenne de province ont-elles évolué depuis le début du XIXe ? Elles ont subi, pour certaines, les effets de l’industrialisation (qui touche très inégalement le territoire) puis ceux lié à l’exode rural tendant à gonfler les grandes villes et parfois le chef-lieu. Mais plus récemment on assiste souvent à un phénomène de concentration dans le pôle urbain le plus important du département qui y génère une agglomération qui finit par concentrer plus de 40 % de la population du département. Enfin un autre phénomène vient parfois se greffer : l’attrait pour le littoral et le soleil qui conduit à voir la population littorale augmenter. Enfin certaines ont été fortement impactées par les destructions liées à la Première et/ou la Seconde Guerre mondiale mais toutes ont récemment vu leur centre historique être réhabilité, embelli, devenir piétonnier et servir de vitrine à l’extérieur pour attirer de nouveaux habitants extérieurs à la région.
Poitiers, Angoulême, Montpellier ? Trois exemples à l’évolution divergente depuis le milieu du XIXe siècle ?
Au Recensement de 1846 les 3 départements de la Charente, de la Vienne et de l’Hérault on un nombre d’habitants à peu près comparable (moins de 400 000 habitants) et leur préfecture n’est qu’une petite ville de taille modeste, ce qu’on peut voit sur la carte topographique (ce centre historique occupe un petit espace) même si déjà Montpellier est plus peuplée.
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