La gabelle, impôt sur le sel sous l’Ancien Régime : pourquoi une taxe aussi détestée ? Qu’est devenu le sel aujourd’hui dans notre vie économique française ?

Aujourd’hui nous avons du mal à comprendre pourquoi le sel est sous l’Ancien Régime une denrée aussi précieuse : les recommandations nutritionnelles nous demandent d’en consommer moins !

Aujourd’hui pourtant la France continue à produire du sel de manière à la fois industrielle (en Camargue et dans des mines de l’Est) et de manière traditionnelle (à l’île de Ré et à Guérande), elle possède un grand groupe industriel spécialisé dans les production de sel (Salins) et a entretenu son patrimoine historique lié à la production de sel sous l’Ancien Régime notamment en Franche-Comté (Arc et Senans) et en Lorraine (Marsal)

Une carte des lieux actuels liés au sel avec, en fond, les différentes régions de taxation du sel avant la Révolution

Pourquoi un tel besoin de sel sous l’Ancien Régime ?

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Un « embryon » de dissertation ?

Voilà l’exercice que je propose à mes élèves de Première en début d’année : rédiger un « embryon de dissertation »

Qu’est-ce qu’un embryon ?

C’est un organisme en devenir. On utilise ce terme en médecine pour parler de la première phase de la grossesse : celle qui va de la division de l’œuf à environ la 8e semaine où tous les organes sont formés. On passe ensuite au stade du fœtus (fin de la gestation jusqu’à la naissance)

Embryon humain de 6 semaines : on voit la tête, les yeux, la bouche, des bourgeons correspondant aux 4 membres

Pourquoi utiliser cette métaphore pour parler de dissertation ?

Parce que la dissertation est, dans les sciences humaines, un exercice difficile qui nécessite une longue gestation (3 à 7 h dans les épreuves françaises dans l’enseignement supérieur). Une bonne dissertation peut être comparée à un nouveau-né en parfaite santé qu’on a pris le temps de laver après la naissance et à qui on a mis un joli pyjama pour le mettre en valeur !

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S’approprier la carte de l’Afrique !

En Première comme en Terminale pour faire de l’histoire comme de la géographie et de la géopolitique, il est essentiel de s’approprier la carte du continent africain : il ne s’agit pas bêtement d’apprendre les noms des cinquante États et de leur capitale mais bien de commencer par vérifier qu’on sait se repérer par rapport à l’équateur et aux tropiques, et par conséquent par rapport aux zones climatiques. D’où les quelques cartes qui suivent (à la fin de l’article un diaporama qui les rend imprimables, transformables, projetables)

Quelle est l’échelle ? Où sont l’équateur et les tropiques sur une carte d’Afrique ?

Quelle taille pour l’Afrique ?

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Les registres paroissiaux et les registres d’état-civil : un petit exemple concret

Les « registres paroissiaux » sont, dans le royaume de France avant la Révolution, les registres dans lesquels les curés enregistrent tous les baptêmes, mariages et sépultures de leur paroisse. Leur tenue est obligatoire, elle se fait en français (et non dans des langues régionales comme le breton ou l’occitan qui sont pourtant parlé à la campagne). Ces registres paroissiaux sont aujourd’hui consultables en ligne sur Internet et permettent de se faire une petite idée sur le niveau de l’alphabétisation du XVIIe siècle à la veille de la Révolution (puisqu’on peut y retrouver les signatures) selon les régions de France et plus largement sur la démographie de l’époque.

La commune de Prémontré dans l’Aisne (près de celle de Saint-Gobain) dans une région extrêmement boisée qui a vu la naissance de verreries sous l’Ancien Régime et après la Révolution

La Révolution française va remplacer ce système par l’état-civil tel que nous le connaissons aujourd’hui : un enregistrement obligatoire des naissances, mariages et décès par le maire de chaque commune.

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Les paysans français à la veille de la Révolution : un petit briefing simple de vocabulaire

En 1789, à la veille de la Révolution, les paysans sont très nombreux dans le Royaume de France sans doute autour de 80 % de la population. Or les paysans représentent la catégorie la plus nombreuse qui forme le « Tiers État » dans cette « société d’Ordres » qu’est la France de l’Ancien Régime et qui est symbolisée par cette caricature.

Une célèbre caricature montrant le Tiers Etat portant sur son dos la noblesse et le clergé (Musée Carnavalet ici

On y voit un vieux paysan maigre et courbé appuyé sur sa houe portant sur son dos les deux autres Ordres : le Clergé devant et la Noblesse derrière (le noble porte un chapeau et une épée qui sont à la veille de la Révolution des attributs que seuls les nobles ont le droit de porter). L’idée suggérée est que les paysans paient l’essentiel des impôts dans cette France d’Ancien Régime : la dîme au clergé, la taille et la capitation aux Fermiers généraux qui récoltent les taxes pour le roi ; des redevances au seigneur local qui est un noble (quand on utilise son moulin ou son four ce qu’on appelle « banalités »), la gabelle taxe sur le sel qui existe dans certaines régions.

Qu’est-ce qu’un paysan ?

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Comment se présentent concrètement les frontières d’aujourd’hui ?

Un article très descriptif et qui renvoie à d’autres articles qui sont des études de cas sur mon blog Amnistiegenerale.

Avant d’entrer dans des réflexions plus théoriques, il existe pour moi 2 grands types de frontières : les frontières maritimes et les frontières terrestres. Les premières sont simples, visibles et a priori faciles à protéger. Les secondes offrent des aspects très différents dans leur tracé et leur visibilité.

Un exemple de frontières en suspens, rectiligne
poste-frontière de Guerguerat au Sahara Occidental sur la route nationale 1 au passage en Mauritanie

Il est aujourd’hui souvent possible de se rendre compte de la manière dont se présente une frontière en se « promenant » grâce à Google maps

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L’esprit des Lumières, l’essor de l’esprit scientifique et de la rationalité : quelques jalons sur les Temps modernes

Les « Temps modernes » XVIe-XVIII e siècle sont marqués par l’expansion de certaines puissances européennes (Espagne et Portugal au XVI e siècle ; Provinces Unies –c’est-à-dire actuels Pays Bas- au XVIIe s, France et Angleterre au XVIIIe siècle).

La 2e édition de l’esprit des lois de Montesquieu, publiée à Amsterdam en 1749 (la première est parue à Genève en 1748)

C’est l’époque dite des « Grandes Découvertes » qui vont aboutir à la mise en place de routes commerciales maritimes contrôlées par les Européens (alors qu’auparavant les routes commerciales étaient terrestres et contrôlées par des peuples nomades – Sahara, Asie centrale-).

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Des frontières en suspens ?

Un petit article juste descriptif pour évoquer quelques endroits où les frontières ne sont pas fixées juridiquement d’une manière reconnue par tous les acteurs des relations internationales et pour renvoyer à d’autres articles notamment celui ci : Les missions de l’ONU actuellement en cours : un petit briefing

Les principales frontières en suspend

On signalera :

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