Cherbourg-en -Cotentin : quelques éléments pour le commentaire de cartes

La ville de Cherbourg-en-Cotentin (rebaptisée ainsi depuis 2016 car la commune de Cherbourg-Octeville a fusionné avec ses communes périphériques) est un port situé au Nord de la presqu’ile du Cotentin. Devenu port militaire à partir du règne de Louis XVI, la ville a conservé une fonction portuaire à la fois militaire et commerciale en lien avec cette ouverture maritime sur la Manche et l’Atlantique (liaisons car-ferries vers l’Angleterre et l’Irlande).

C’est aujourd’hui le site de construction de nos sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et, à proximité, se concentrent des activités liées au nucléaire : usine de retraitement des déchets de La Hague (depuis 1966), centrale nucléaire de Flamanville (depuis 1986) en cours d’agrandissement avec la construction d’un réacteur de nouvelle génération EPR. Ces activités ont généré beaucoup d’emplois directs et induits et permis à cette petite ville un développement touristique notable ces dernières années avec notamment l’ouverture de la cité de la mer (2002).

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Une petite présentation de l’IGN en vue du commentaire de carte topographique

Chatgpt à qui j’ai demandé une présentation de l’IGN m’a fait un topo tout à fait formel correct mais pas à jour et surtout qui ne permet absolument pas à un géographe de comprendre l’importance de cette institution pour nous les géographes utilisateurs de cartes topographiques de notamment de la série IGN 1/25 000e. Voici sa version :

L’Institut Géographique National (IGN) est un établissement public français qui a pour mission de produire, diffuser et mettre à disposition des données géographiques et cartographiques de référence pour la France et ses territoires. Il assure notamment la réalisation et la mise à jour de cartes topographiques, de plans cadastraux, de modèles numériques de terrain et d’images aériennes. L’IGN est également chargé de développer des services et des outils numériques pour faciliter l’accès et l’utilisation de ces données géographiques par les professionnels et le grand public.

Alors essayons d’aller plus loin en partant de son site officiel : le sigle IGN n’y est même pas explicité, le mot « géographie » n’est même pas mentionné !

Page d’accueil du site de l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière ex Institut Géographique National) ici

Je vais donc procéder autrement, par des questions/réponses.

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Pourquoi doit-on partir de clichés pour mémoriser des connaissances géographiques ? L’exemple de l’Amérique du Sud

Il me semble important de partir de clichés portant sur des lieux (montagnes, îles, détroits, villes ; paysages naturels ou humanisés, monuments emblématiques), des personnages (explorateurs, hommes politiques, artistes), des œuvres (littérature, peinture, cinéma…) pour aborder la géographie d’un espace à découvrir. Ces éléments peuvent à la fois fixer notre mémorisation mais aussi servir d’exemples car ils « illustrent, reflètent, symbolisent » (trois verbes très importants dans nos dissertations) un aspect caractéristique de cet espace et/ou de ses habitants. Ces clichés doivent être également parfaitement ancrés dans l’espace et le temps.

Qu’en est-il pour l’Amérique du Sud ? Quels sont les clichés qu’on peut lui associer ? Et dans quel ordre ?

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Les ports négriers français en 1789 et aujourd’hui

Un article un peu du même genre que l’article sur les ports militaires français (Les ports militaires français de 1789 à aujourd’hui : petit décryptage). Celui-ci vise à évoquer la prospérité passée de 4 villes françaises de la façade atlantique (Saint-Malo sur la Manche, Nantes et Bordeaux, villes de fond d’estuaire et enfin La Rochelle). Mais aussi de parler de ce que sont devenues ces villes et comment elles gèrent la mémoire de leur passé.

Mon titre est volontairement brutal (« ports négriers »). J’aurais pu prendre des pincettes en parlant de « commerce triangulaire » ou de « Traite ». Il me semble ennuyeux d’utiliser un langage abstrait avec des lycéens pour analyser une réalité concrète aussi brutale : la traite des esclaves provenant d’Afrique noire, du XVIIe au XVIIIe siècle, des esclaves qui ont été appelés : « nègres« . Les navires les transportant sont des « négriers« . Les organisateurs de cette Traite atlantique (les armateurs nantais, rochelais, bordelais et malouins) sont des « Négriers. »

Inutile de se voiler la face… inutile aussi de prendre un ton apitoyé (ce n’est pas un ton d’historien) ni de se permettre de juger du passé (ce n’est pas le job de l’historien) : il veut juste décortiquer et comprendre une réalité complexe, aussi sinistre qu’elle puisse être, sans en être empêché par des lobbys qui pensent qu’il est en fait trop ou pas assez.

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Construire rapidement une carte d’Afrique : un exercice utile même en Khâgne ?

Le petit article qui suit est adapté de conseils inventés et proposés par Jacques Muniga. J’estime qu’un Khâgneux en concours dans une épreuve de géographie de 6 h devrait être capable de construire très rapidement un petit schéma de ce type s’il doit expliquer quelque chose d’un peu élaboré concernant le continent africain (climats, végétation, villes, agriculture… Or ce schéma est facile à réaliser (moins de 5 mn pour le fond de carte et surtout fixe des repères très pratiques -équateur et les 2 tropiques- et donne l’échelle). Il est aussi pratique pour fixer la mémorisation d’éléments de toponymie concernant l’Afrique (voir l’article Se constituer un atlas personnel quand on est apprenti géographe !)

On va expliquer sa construction pas à pas (pas dans une vidéo puisque certains ont envie d’aller plus vite et c’est plus rapide en lisant ou en cliquant sur un diaporama (à la fin). Pour moi c’est de « l’infra-géographie » mais elle est indispensable pour ensuite pouvoir argumenter dans une copie en temps limité sur un sujet de synthèse (un cuisinier doit éplucher ses légumes avant de s’en servir. C’est ennuyeux mais a priori à force de l’avoir fait il sait faire cela efficacement, rapidement et sans rechigner).

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Se constituer un atlas personnel quand on est apprenti géographe !

Un lycéen qui veut poursuivre en post Bac dans une filière où il y a de l’histoire-géographie a tout intérêt à profiter des 2 années de Première-Terminale pour progressivement se constituer un atlas personnel avec des « cartes-mémo » sur la France et le reste du monde. Et s’il ne l’a pas fait, il peut le faire quand il devient étudiant mais en attendant savoir repérer et/ou placer sur une carte à différentes échelles certains éléments importants pour réfléchir est juste indispensable.

On ne veut pas des cartes compliquées mais ce type de carte où il y a peu de noms et où l’on doit mémoriser presque 100 % des informations indiquées pour pouvoir faire des comparatifs.

CLG 2022
CLG 2022

Voilà donc le type de carte qu’on peut fabriquer et mettre dans son atlas personnel.

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L’introduction d’un commentaire de carte : présenter le Scan 25 et les documents d’accompagnement !

En Khâgne l’épreuve de commentaire de document en géographie à l’écrit se présente comme un « Scan 25 » (traduction un extrait d’une carte topographique de l’IGN au 1/25 000 e correspondant à un format A2) accompagné d’un ou deux « documents d’accompagnement » d’une autre nature qui sont là pour aider le candidat et qu’il doit donc utiliser sauf à vexer le concepteur du sujet !

Grenoble, un scan 25 tombé au concours en 2015
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L’Afrique des villes : essai de dissertation

Un sujet de dissertation de géographie corrigé et commenté niveau Hypokhâgne (proposé en concours blanc en fin d’année). Il y a un moment où le professeur est bien obligé d’essayer de rédiger un corrigé. Celui-ci est un peu long (même pour une épreuve en 5 h) car il faut aussi faire un croquis et sans doute une petit schéma (soit un profil urbain soit le schéma d’une grande ville).

Vue sur Lagos au Nigeria

voir l’article Lagos (Nigeria) : repérages

Quand on pense à l’Afrique le premier cliché associé à ce continent n’est pas un cliché urbain : pas de gratte-ciel emblématique comme en Amérique du Nord ni, plus récemment, dans les grandes villes d’Asie orientale (juste des bidonvilles ?). Pas de patrimoine historique encore fonctionnel auquel on songerait instantanément comme dans les villes européennes (juste des ruines ?). Le continent africain est souvent perçu comme un continent rural où domine la pauvreté.

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