Voici quelques éléments pour aborder la notion de puissance présente dans le programme de Première de HGGSP (histoire-géographie-géopolitique et sciences politiques).

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Voici quelques éléments pour aborder la notion de puissance présente dans le programme de Première de HGGSP (histoire-géographie-géopolitique et sciences politiques).

Comment aborder ce thème du programme de Première de spécialité histoire-géographie-géopolitique et sciences politiques ?

Voici ce que je proposerais à un élève, perdu avec cette nouvelle spécialité (tout en lui suggérant qu’il ferait beaucoup mieux de suivre ce que dit le professeur qu’il a en classe plutôt que mes suggestions, qui sont certes celles d’un professeur qui enseigne cette spécialité). On progresse beaucoup mieux dans un système scolaire quand on fait confiance à son professeur de l’année plutôt que d’imaginer qu’un autre serait plus efficace…
Lire la suite « HGGSP Première : un cheminement individuel ? »Deuxième élément incontournable, il est impossible de parler du XXe et du XXIe siècle quand on est Français sans avoir quelques références sur la langue latine (alors que nous parlons et écrivons une langue, le français, qui est dérivée du latin) et sur l’Empire romain (alors que nous vivons dans un espace qui a été sous la tutelle de l’Empire romain, si bien que quand on creuse aujourd’hui pour faire des parkings ou des supermarchés, on tombe régulièrement sur des vestiges romains et que notre système administratif et juridique tire ses racines dans le système romain.

Le programme de spécialité HGGSP (histoire-géographie-géopolitique-sciences politiques) est impossible à traiter si nous ne prenons pas le temps de nous poser cette question : que devons-nous savoir sur la Grèce antique et sur la langue grecque pour l’aborder à la fois avec profit et plus facilement ?

Nous avons pris l’habitude dans les systèmes scolaires et universitaires européens (et notamment français) depuis le XIX e siècle de découper le temps en 4 grandes périodes : Antiquité, Moyen Age, Temps Modernes, Époque Contemporaine.

Nous faisons ainsi de l’histoire avec un regard d’Européens en partant des coupures de l’histoire de l’Europe (et plus largement de celle de l’Ancien Monde en nous appuyant sur le foyer de peuplement que représente le Proche et Moyen Orient).Lire la suite « Quelques jalons chronologiques sur l’histoire européenne et ses conséquences sur nos musées et notre patrimoine architectural »
Nos élèves ont fait de l’histoire depuis le primaire et rempli des frises chronologiques mais on a souvent l’impression que la chronologie des éléments essentiels n’est toujours pas fixée. Pourtant, dans le nouveau programme de Seconde, il y a un rappel sur les 4 grandes périodes de l’histoire occidentale.
Personnellement c’est un cours que je fais de manière simple -voire simpliste- à mes étudiants chinois sans m’occuper de représentations : pourquoi on fait ce découpage ? est-ce qu’il est vraiment pertinent ? est-ce que ce n’est pas schématique voire absurde d’imaginer des dates de rupture comme 476, 1492 ou 1789). Tant pis, j’assume. Un lycéen doit connaître par cœur tout ce qui suit pour pouvoir apprendre le nuancer et approfondir.
Je vous invite à lire l’article suivant : le découpage chronologique de l’histoire européenne
Le programme est précédé par une introduction qui définit les disciplines concernées : histoire, géographie, géopolitique, sciences politiques
Il comprend 5 thèmes qui portent sur 5 grandes notions :
Ces notions sont indépendantes, on peut donc les étudier dans n’importe quel ordre et notre Ministre pourrait décider d’en enlever une ou de donner le chois de celle qu’on enlève sans que cela ne change la logique
On comprend aussi que ce programme veut nous promener dans le temps et dans l’espace, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, de l’Europe à l’Asie, de l’Amérique à l’Afrique, du Pacifique à l’Antarctique… à différentes échelles (celle de la planète, d’un continent, d’une région, d’un pays, d’une ville, d’un quartier…) pour réfléchir sur ces notions…
Si en amont nous ne sommes pas correctement repérés dans l’espace et le temps (avec nos fameux « repères historiques et géographiques » du programme de Collège que nous aurions tous dû mémoriser par cœur), traiter ce programme est juste impossible !
Pour pouvoir maîtriser plus facilement ce programme, peut-être est-il plus efficace de vérifier que nous sommes biens repérés dans l’espace et le temps et après nous pourrons beaucoup plus facilement nous focaliser sur les thématiques abstraites (démocratie, puissance, frontières, médias et religions) et comprendre l’argumentation.
Chaque thème commence par une introduction qui le présente et montre son intérêt et son actualité.
Effectivement l’idée n’est pas de faire de l’érudition (apprendre des choses très compliquées et très pointues juste pour le plaisir de les apprendre et de pouvoir frimer auprès de ceux qui n’ont pas eu la chance de faire des études si pointues) mais de pouvoir réfléchir en quoi ces thèmes nous permettent de comprendre le monde dans lequel nous vivons et avoir des pistes pour organiser le monde de demain.
Chaque thème est articulé en 2 axes (soit 10 axes en tout). Ils correspondent aux deux directions dans lesquelles nous devons réfléchir sur chacune de ces notions.
Ensuite le programme a imaginé ce qu’il appelle des « jalons » : il y en a 25 dans le programme de HGGSP de Première. Ce sont les exemples concrets obligatoirement étudiés pour avoir des arguments à utiliser pour nourrir une réflexion sur ces 5 notions. Ils constitueront une base de connaissances commune à tous les élèves de spécialité HGGSP.
Cette idée me semble intéressante. Que nous puissions avoir étudié des thèmes communs au lycée en histoire, géographie, littérature… est un élément essentiel pour, qu’à l’âge adulte, nous ayons des références communes. Cela nous permettra de « faire société ». C’est ce qui a beaucoup changé ces trente dernières années parce que nos programmes scolaires avec l’idée de devenir plus modernes et attractifs ont voulu s’intéresser à des tas de choses nouvelles sans prendre le temps de transmettre les mêmes fondamentaux à tous.
Enfin le programme a prévu 5 « objets d’études conclusif« , ce sont les 5 exemples complexes que nous devons analyser en profondeur pour montrer qu’on a bien compris la notion qui était à l’étude.
Tout cela a l’air bien théorique voilà pourquoi il est important que ce programme soit visualisé sous la forme d’un tableau pour comprendre quels sont les lieux et les périodes qu’il va falloir étudier.




