Quelques éléments de repérage sur cette frontière originale, son franchissement et la manière dont elle semble fonctionner aujourd’hui.

ressources pédagogiques pour les lycéens de Première, Terminale et CPGE
Quelques éléments de repérage sur cette frontière originale, son franchissement et la manière dont elle semble fonctionner aujourd’hui.

Après avoir proposé comment faire un schéma pour appuyer une démonstration dans une dissertation de géographie (voir Fabriquer un schéma pour appuyer son argumentation dans une dissertation de géographie), voici quelques exemples qui permettent d’expliquer l’organisation d’une ville.
Ils ne sont pas finalisés (pas de légende ou pas de légende construite d’une manière cohérente comme dans l’exemple sur sur Mexicali-Calexico. Ce sont des bases de départ à améliorer : je n’ai pas cherché à le faire car cela prend trop de temps par rapport à l’intérêt que cela or je n’ai pas le matériel de cartographie adapté (juste un ordinateur avec un souris et Powerpoint).

J’ai juste fait attention à mettre une échelle et souvent la latitude par que j’insiste : la latitude d’un lieu (et son altitude quand on n’est pas au bord de la mer) est un élément mnémotechnique qui permet instantanément de savoir dans quelle ambiance climatique on vit.
Lire la suite « Quelques exemples de schémas de villes à intégrer dans une dissertation ? »L’exercice de commentaire de cartes en 3 h à l’ENS Lyon nous invite fortement à illustrer la copie par un schéma interprétatif du scan 25.
Voici un exemple concernant la carte de Bourg-Saint-Maurice/Les Arcs. (j’ai déjà proposé une méthode abstraite (voir Méthodologie commentaire de cartes : comment dessiner rapidement un croquis d’interprétation à partir d’un « Scan 25 »)

Les biographies qu’on peut retrouver sur ce blog sont très personnelles (on aurait pu faire un autre choix) mais, si je les ai choisies, c’est qu’elles correspondent à des auteurs qui, à mon sens, ont joué un rôle important dans l’évolution de la géographie universitaire pour ma génération (des étudiants du début des années 1980) et permettent aux étudiants d’aujourd’hui de comprendre l’évolution de notre discipline.

J’ai déjà évoqué cet aspect de la transmission d’un savoir et d’un savoir-faire de maître à élève d’une manière d’abord un peu théorique (voir l’article Maître, professeur ou enseignant ?) puis en m’intéressant au passé (voir l’article Socrate, Platon, Aristote, Alexandre le Grand : la transmission orale de maître à élève ? et Le match Bossuet-Fénelon : qui est le meilleur pédagogue ?).
Puis j’ai commencé à m’intéresser à quelques géographes que j’avais rencontré au fil de mes lectures quand j’étais étudiante et/ou que j’avais eu comme professeurs.
Lire la suite « Des biographies de géographe (enseignants-chercheurs) pour réfléchir à ce qu’est la géographie d’aujourd’hui »Un nouvelle biographie après celle de Fernand Braudel (voir l’article Un historien, une rencontre… Fernand Braudel (1902-1985) qui permet peut-être de mieux comprendre la manière dont nous abordons la géographie au lycée aujourd’hui.

Je commencerai par la page d’accueil de la Revue Hérodote : revue de géographie et de géopolitique lancée par Yves Lacoste en 1976.
L’objectif est de « démontrer l’importance politique et stratégique d’une discipline (la géographie) jugée fastidieuse et cataloguée comme scolaire »
Lire la suite « De la géographie à la géopolitique ! Le parcours d’Yves Lacoste »Les vallées intra-alpines, à cause du développement de l’hydroélectricité et des facilités de circulation dans ce vallées glaciaires, ont attiré précocement des activités industrielles. Si Grenoble est le pôle principal, le Sillon Alpin, la région de Chambéry et d’Annecy, la vallée de la Maurienne, celle de l’Arve et de l’Arly présentent des concentrations importantes d’une activité soit ancienne (qui a 150 ans environ), soit qui s’est restructurée), soit qui s’est tournée vers de nouveaux créneaux.
On parlera ici d’électrométallurgie (Ugine), de papeterie, de chimie (Pont-de-Claix), d’activités liées à l’économie du ski (remontées mécanique, neige artificielle, fixations de ski) (voir l’article Les stations de skis : des aménagements des années 1970 aux transformations actuelles qui évoque notamment les entreprises de neige de culture et de remontées mécaniques)
Cet article vise à préciser le précédent qui portait sur les stations de sports d’hiver dans les Alpes du Nord -voir Les stations de sports d’hiver des Alpes du Nord françaises et le commentaire de cartes)
En regardant la carte topographique de la station des Arcs (au-dessus de Bourg-Saint-Maurice) on découvre tout à coup un lac bizarre : il est artificiel (on voit la digue) mais il n’est pas dans une topographie pour être un lac de retenue créé pour faire de l’hydroélectricité ni un simple petit lac de surcreusement glaciaire.
En regardant la photographie aérienne et en cherchant sur Internet on découvre qu’il s’agit d’un de ces nouveaux bassins qui servent à stocker de l’eau pour fabriquer de la neige de culture.

En fait quand on analyse les cartes topographiques de ces stations de sports d’hiver intégrées créées dans les années 1970, on se rend compte que les évolutions sont considérables.
Les enjeux sont majeurs faute de quoi ces usines à ski créées avec l’idée d’une démocratisation de cette pratique sportive (qui avait donc permis d’attirer de nouveaux clients) seraient vouées à disparaître.
Lire la suite « Les stations de skis : des aménagements des années 1970 aux transformations actuelles »Un Hypokhâgneux n’a que 2 h de géographie par semaine et est amené à préparer en 2 ans une épreuve écrite de géographie de 5 h (dissertation) portant soit sur une question de géographie générale, soit sur une question de géographie régionale).
Mais c’est aussi un étudiant qui peut se retrouver à devoir étudier par la suite à l’Université en L3 (puisqu’il cumule a priori 120 ECTS s’il a bien travaillé en CPGE) sans avoir eu les cours de démarrage qui sont une véritable introduction disciplinaire et expliquent un minimum les préoccupations du monde universitaire (tourné vers l’enseignement et la recherche). D’où ces quelques éléments assez simples.
La réflexion sur une discipline scientifique porte un nom : épistémologie. C’est une approche qu’on fait d’habitude en cours de philosophie (en Terminale et après le Bac). L’épistémologie est « l’étude critique des sciences et de la connaissance scientifique ».
Si on prend une image, nous étions jusqu’alors comme Monsieur Jourdain dans le Bourgeois gentilhomme de Molière, qui fait de la prose sans le savoir. Jusqu’à présent nous avions fait de l’histoire, de la géographie sans le savoir et sans réfléchir à ce que nous faisions.
Ce n’est pas un hasard si c’est le « Maître de philosophie » qui met le doigt sur ce point. Parce qu’effectivement la philosophie a cette capacité à se poser de grandes questions à la fois sur qui nous sommes et ce que nous faisons !
Lire la suite « Une petite introduction à la géographie pour Hypokhâgneux : un peu d’épistémologie et d’histoire de la géographie »