L’Asie du Sud-Est est une région qu’on n’étudie jamais dans nos programmes scolaires de lycée en géographie. Pourtant on y prend des exemples, on propose des études de cas sans jamais prendre le temps de fixer quelques jalons simples et pourtant indispensables.
Voici donc quelques éléments qu’un lycéen motivé (en Terminale HGGSP), un étudiant d’Hypokhâgne/khâgne ou en Licence à l’Université peut essayer de s’approprier seul. L’idée est de se fixer quelques repères au départ car ensuite il va devoir approfondir grâce à des manuels universitaires et avec des articles spécialisés.
Se fixer le cadre : une carte de repérage et un tableau récapitulatif ?
Saumur est une petite ville au bord de la Loire, sous-préfecture du département du Maine-et-Loire (dont la préfecture est Angers) et se trouve donc dans la province historique d’Anjou. Elle est aujourd’hui connue pour son école de cavalerie militaire (« Le cadre noir de Saumur »), son château et ses vins.
Le château de Saumur au bord de la Loire
Elle ne compte que 26 000 habitants et est à la tête d’une Communauté d’agglomération d’environ 100 000 habitants.
Voici quelques petites ressources qui peuvent permettre de gagner du temps à un étudiant qui arrive en hypokhâgne et n’a pas fait (assez) de cartographie. Au départ ces supports avaient été conçus pendant le Covid pour des élèves de Première et j’avais testé des petites vidéos imparfaites de 5 ou 6 mn (mais écouter 6 mn de vidéo est souvent fastidieux) (voir Sommaire vidéos)
Mais personnellement je préfère désormais utiliser un diaporama (sans animation qu’on peut faire défiler à son rythme en zappant ce qu’on trouve inutile)
Pour continuer dans cette voie, on retrouvera tous les articles concernant les Etats-Unis dans ce Sommaire Etats-Unis sur mon autre blog Amnistiegenerale
Pourquoi ne pas avoir continué à fabriquer de petites vidéos de repérage pour introduire une thématique géographique ? A vrai dire, dans un monde où l’une des activités de nos élèves et étudiants consiste à scroller, zapper sur un téléphone en découvrant notamment des vidéos très courtes (« réels » de 15 secondes, 30 secondes ou 60 secondes), les vidéos de 5mn semblent longues et fastidieuses et on doit les regarder sur un écran d’ordinateur et les arrêter si l’on veut mettre en application ce qui est indiqué… bref ce n’est peut-être plus pédagogiquement pertinent. Par ailleurs cela prend un temps considérable pour obtenir une qualité acceptable (diction, texte écrit d’avance). A l’inverse un contenu écrit sur un blog est beaucoup plus facilement transformable et améliorable.
Je suis partie ici d’un exemple très pointu : celui de la commune de Charquemont dans le Jura qui offre un profil original à l’échelle française puisqu’on se trouve sur un plateau calcaire qui culmine vers 1000 m d’altitude dans une combe à 840 m où l’on découvre une localité assez peuplée et au sud des bâtiments industriels notamment un très belle usine inaugurée en 2025 (SFMI).
Si j’ai eu l’idée de zoomer sur ce lieu c’est en découvrant la dénomination d’un nouveau Parc Naturel Régional qui s’appelle, celui du « Doubs horloger » dont j’ignorais l’existence car il ne remonte qu’à 2021 (voir l’article La forêt vosgienne et ses usages : quelques repérages).
Le Jura (5000 km², un peu moins de 260 000 habitants soit une densité d’environ 50 hab/km²) est un département très forestier (46 % de la superficie) avec une particularité : on y trouve beaucoup de forêts communales (les recettes de l’exploitation reviennent donc à la commune) à l’exception de la forêt de Chaux, la grande tache verte qui est une forêt domaniale remontant à l’époque de Louis XIV et qui a été depuis relativement bien entretenue même si elle a été surexploitée à l’époque de production des salines royales d’Arc-et-Senans
ancien hameau abandonné en 1961 en forêt de Chaux devenu écomusée en 1990
Plusieurs régions françaises sont concernées par l’exploitation du sel :
des régions littorales avec des marais salants dont un certain nombre ont disparu sur la côte Atlantique sauf ceux qui ont des productions à usage touristique (Guérande en Brière et île de Ré en Charente-Maritime) et sont parfois remplacés par des bassins à huitres, des marais salants dont la production s’est industrialisée près d’Aigues-Mortes en Camargue (Salins du Midi)
des régions de l’Est de la France qui ont exploité du sel gemme, notamment à l’époque où existe la gabelle, impôt royal sur le sel : on en trouve en Franche-Comté et en Lorraine.
Aujourd’hui il subsiste un patrimoine industriel original et pas toujours connu dont l’élément le plus emblématique, classé précocement au patrimoine de l’UNESCO (1982) est la saline royale d’Arc-et Senans dans le Doubs.
La saline royale d’Arc-et-Senans (Doubs) classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982. Elle a été construite sous le règne de Louis XV par l’architecte Claude Nicolas Ledoux et utilisait la saumure extraite à Salins-les-Bains amenée dans un tube en bois de 21 km puis l’eau salée est évaporée grâce à la présence de forêt très importantes dans la région. Cela a fermé en 1895, resté à l’abandon avant d’être réhabilité dans les années 1970 et de devenir un centre culturel de rencontreLire la suite « Le sel et le commentaire de cartes »
Un nouvel article assez semblable à celui proposé sur l’académie de Besançon (voir L’ancienne région Franche-Comté (académie de Besançon) : repérages). J’ai commencé par m’approprier cette petite carte pour mettre en évidence les éléments topographiques et identifier différentes régions qui semblent se tourner le dos ce qui est logique vu qu’on se trouve dans cette région sur un seuil hydrographique majeur de l’espace français entre les bassins-versants de la Seine (et de l’Yonne), celui de la Loire (et son affluent la Nièvre) et celui du Rhône (et de la Saône), le seuil est matérialisé par l’appendice du Massif Central qui culmine à 900 m : le Morvan.